Fournier, Jean-Claude Quebec

Fournier, Jean-Claude

Origine

France

Activité

Conte à Bulles

Horaire de dédicace

Stand 359

Mercredi 10h30 à 12h

Jeudi 14h à 15h30

Vendredi 12h à 13h30

Samedi 12h à 13h30

Bio

De culture bretonne, Jean-Claude Fournier est un enfant solitaire, qui se passionne pour le dessin et la scène. À Lamballe, il obtient son bac, puis revient à Paris étudier le dessin, tout en suivant des cours du soir de théâtre.

En 1965, lors d’une séance de dédicaces, Jean-Claude Fournier montre à André Franquin des imitations des personnages de sa série préférée, Spirou et Fantasio. Convaincu par la justesse de son trait, et cherchant à se décharger de la série pour se consacrer pleinement à Gaston Lagaffe, Franquin le présente à Yvan Delporte, le rédacteur en Chef du Journal de Spirou.

En 1967, les premières planches de Bizu sont publiées dans le Journal de Spirou. Bizu est un poète sonneur de biniou qui vit dans la forêt de Brocéliande (une version enchantée) en compagnie d’un champignon parlant. La poésie qui émane des créations de Fournier incite Dupuis à lui confier la responsabilité de Spirou et Fantasio.

S’ensuivra, entre 1968 et 1980, une série de neuf épisodes. Fournier ajoute à la série une sensibilité poétique ; dans l’album L’Ankou, il entraîne Spirou et Fantasio sur les landes de Bretagne, où règnent le mystère et la magie. Outre la poésie, il apporte à la série une touche écologique, et quelques nouveaux personnages, dont Ororéa, héroïne séduisante, pour laquelle les héros Spirou et surtout Fantasio éprouveront pour la première fois quelques émotions.

Fournier souhaitait réaliser une dixième histoire de Spirou et Fantasio intitulée La maison dans la mousse . Le scénario était achevé et les premières planches dessinées. Toutefois les éditions Dupuis décidèrent qu’il était temps pour Fournier de passer la main.

En 1980, Fournier quitte donc la série, laissant place à Nic & Cauvin, et se consacre à sa série Bizu, dont il réalise 7 albums. Il collabore aussi au quotidienOuest-France, tout en travaillant à la formation de débutants bretons tels que Albert Blesteau, Jean-Luc Hiettre, Malo Louarn, Michel Plessix ou encoreEmmanuel Lepage qu’il accueille dans son atelier, tout comme André Franquin l’avait fait pour lui à ses débuts.

Entre 1998 et 2003, il dessine la série Les Crannibales sur les scénarios de Zidrou, éditée chez Dupuis (8 albums parus).

En 2008, il change radicalement de style et adopte un dessin réaliste, en couleurs directes, pour signer Les Chevaux du vent avec Christian Lax chezDupuis (2 tomes parus).

 

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One Comment

  1. Je suis un vieux « fan ». Imaginez un garçon de 7 ans en 1952 au fin fond de l’Abitibi québecoise (le far ouest sans culture) qui découvre Spirou, le marsupilami, les histoire de l’oncle Paul… bref! La culture européenne.
    J’étais un inconditionnel de Franquin. Votre reprise de Spirou fut un choc. Il a fallut « Le Gris-Gris du Niokolo-Koba » (j’ai visité ce parc 2 fois lorsque j’enseignais à L’école Polytechnique de Thies) pour vraiment vous apprécier. Mes petits enfants raffollent de ma collection et aiment vos albums.

    Appéciation sincère,

    F. MORIN
    PS.
    Je m’amuse à reproduire le Chateau de Champignac en dessin 3D, époque Franquin. Vous connaissez donc les inconsistances de Franquin dans son dessin (escaliers qui disparaissent, rimbardes des portes-fenêtre à l’étage souvent absentes… etc., sans compter le manque total de cheminées). Avez-vous visité Skeuvre avant de dessiner Champignac et comment concevez-vous les divisions intérieures du château de Franquin ? (Qui n’est pas Skeuvre malgré la similitude de la facade et des dépendances).
    F.M.

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